15 mars 2017 ~ 0 Commentaire

L’été des charognes, de Simon Johannin

Eté charognes

23 ans ! Lorsque l’on découvre L’été des charognes, on a du mal à croire que l’auteur de ce premier roman puisse être si jeune. Car quel talent et quelle maîtrise d’écriture dès les premières pages de ce récit dans lequel on entre à pieds joints, non pas sans frapper mais en fracassant la porte d’entrée. En nous racontant l’enfance de ce jeune garçon d’une manière aussi rude que le milieu rural âpre et violent dans lequel il grandit, Simon Johannin nous assène une série d’uppercuts qui nous cueillent et ne nous laissent pas reprendre notre souffle.

Bien sûr le livre peut dérouter, heurter peut-être, et pourtant quel vent de nouveauté souffle dans ces pages ! L’écriture à la première personne, charnelle et crue, rend magistralement compte de ce que vit l’enfant. Les bagarres, les jeux avec les copains, l’animalité de cette vie à la campagne, tout est raconté par ce jeune garçon qui voit les choses à travers ses yeux d’enfant, tout simplement, car c’est tout ce qu’il connaît. Pas de pathos donc dans ces pages, nous ne sommes pas dans un univers à la Eddy Bellegueule. Au contraire, Simon Johannin parvient même à faire surgir l’humour et la poésie de cet univers que tout un chacun qualifierait de sinistre et insupportable. Un univers et une enfance qui laisseront évidemment des traces chez l’enfant devenu adulte, et qui ne laissent pas le lecteur indemne au sortir de sa lecture. L’été des charognes est un petit diamant brut dont l’éclat se révèle au fil des pages, et à côté duquel il serait vraiment dommage de passer sans le remarquer.

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