28 mai 2016 ~ 0 Commentaire

Djibouti, de Pierre Deram

Djibouti

Six mois, c’est le temps que Markus, jeune militaire français, vient de passer à Djibouti. Ce soir une fête est prévue, avant son retour au pays demain. Cette dernière nuit, Markus va la vivre comme une errance. L’occasion pour lui de faire d’ultimes rencontres, et de se remémorer l’intensité des choses vécues durant ce court épisode de sa vie qui le marquera à jamais.

Dès l’ouverture du livre, le lecteur est emporté par l’évocation de la chaleur insupportable et des couleurs de ce pays. Par le souvenir de la découverte de cette terre depuis le hublot d’un avion, ou par des scènes violentes reflétant la dureté du pays et la solitude de légionnaires cherchant à tromper l’ennui en se battant ou en trouvant du réconfort auprès de prostituées.

Pierre Deram a construit ce premier roman, saisissant par la force et la qualité de son écriture, en une succession de saynètes qui ont en commun les failles, les blessures, la douleur des personnages. La solitude d’une femme d’officier, un combat stupide et brutal à l’aveugle ou l’enterrement d’un chien, sont autant d’exemples de moments forts qui jalonnent ce livre de bout en bout. Un livre fait des larmes, du sang et des tripes de ses héros. Un livre qui signe l’entrée fracassante en littérature d’un jeune talent qui sans nul doute va poursuivre brillamment son chemin, et qui confirme l’excellence des choix de la maison d’édition Buchet Chastel, dont la collection Qui vive recèle de multiples pépites.

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