09 février 2010 ~ 7 Commentaires

Long week-end, de Joyce Maynard

Lecture en cours  Roman lu dans le cadre de l’opération Masse critique, de Babelio. Merci à eux et aux éditions Philippe Rey. 

Henry a treize ans et entrera en quatrième dans quelques jours. En cette fin d’été la chaleur est caniculaire, et à la veille du long week-end du « labour day » (fête du travail célébrée le premier lundi de septembre aux Etats-Unis), sa mère et lui ont prévu de se rendre au supermarché pour faire les dernières courses nécessaires à cette rentrée. Rien que de très banal en somme. A priori oui, sauf que la mère d’Henry, Adèle, vit recluse et ne sort qu’en cas de besoin absolu.  Alors les rares sorties qu’ils font en commun ne sont jamais une partie de plaisir pour ce fils un peu honteux du comportement de celle qu’il aime tant, et il voudrait qu’elles s’achèvent avant d’avoir commencées. Mais cette fois-ci, le scénario ne va pas se dérouler comme prévu. Car Henry et Adèle vont croiser la route de Franck, prisonnier qui vient de s’évader et cherche un endroit où se cacher. Et ce sera dans la maison de cette famille un peu bizarre aux yeux des autres. 

Ce roman est donc un huis-clos, sans jamais pour autant être stressant ou étouffant. Bien au contraire. Car c’est avant l’irruption de Franck que la vie d’Henry et Adèle était suffocante. Dès le début il fait souffler un vent frais et salvateur et se découvre de plus en plus humain au fil de l’histoire. Il est un homme bon et simple qui jusqu’ici a joué de malchance et espère pouvoir démarrer une vie nouvelle. Henry est lui un adolescent qui se cherche, et qui veille sur sa mère, une femme quelque peu fantasque marquée par la vie qui s’est montrée peu clémente envers elle. Ces trois-là étaient faits pour se rencontrer, ce qui est très bien exprimé par Franck lorsqu’il dit qu’il s’est évadé pour pouvoir sauver Adèle. Ce long week-end va bouleverser non seulement leur existence immédiate à tous les trois, mais aussi le reste de leur vie. 

Souvent grave, parfois drôle et toujours touchant, ce roman est une très belle galerie de portraits. C’est d’ailleurs sa qualité principale, l’écriture n’étant pas particulièrement remarquable, si ce n’est dans la capacité de Joyce Maynard à rendre son roman très visuel. Rien d’étonnant à ce qu’une adaptation cinématographique soit déjà en cours. 

7 Réponses à “Long week-end, de Joyce Maynard”

  1. Alex-Mot-a-Mots 9 février 2010 à 19:56

    Un roman visuel, je me laisserai bien tenter.

  2. Celui-ci pourrait bien faire partie du prochain bibliopedibus, non ? A condition qu’il ne fasse pas 600 pages ! ;-)

  3. Tu as bien lu, j’avais pris un peu de retard et des livres intéressants qui sortent des entiers battus du moins d’après tes commentaires.

  4. Je viens de découvrir ton blog par hasard et je suis épatée par tes acrostiches, je me permet de le conseiller dans mon post de ce jour.
    salut

    Quant à « Long WE » je me laisserais bien tenter aussi, tu le vend remarquablement bien ;)

  5. Bonjour, c’est un roman qui a l’air de plaire sur la blogosphère. J’attends quand même sa sortie en poche et puis ma PAL s’écroule. Bonne après-midi.

  6. Ça me tente … Je te tiens au courant.

  7. Un livre fort interessant, catégorie psychologie formation.
    Il nous parles de l’amour, et les valeurs transmises. J’ai adoré et meme verser des larmes ver la fin. Je le conseil aux mecs surtout


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