Le golem, de Gustav Meyrink
Voici un livre à l’atmosphère très étrange, et franchement c’est ce qui constitue son principal intérêt car l’intrigue est difficilement compréhensible. J’ai failli l’abandonner dès les premières pages, tant j’avais l’impression que ce roman m’échappait complètement. L’histoire de cet homme, tailleur de pierres précieuses dans le quartier juif de Prague, qui a tout oublié de son passé et semble se prendre pour quelqu’un d’autre, est franchement déroutante et pourtant attachante. Impossible d’en faire un résumé. Je dirai juste que l’amour est le moteur essentiel de cet homme, et c’est sans doute ce qui le rend si touchant. Il a des visions, des rêves étranges, et l’on espère toujours que les pièces du puzzle vont se recoller dans son esprit. Pourtant, n’attendez pas d’éclaircissements à l’issue de votre lecture; ce livre se termine comme il a commencé et l’impression de fantastique mêlé parfois d’absurde ne s’estompe jamais. Et finalement c’est mieux ainsi. Une explication cartésienne affaiblirait sans doute l’ensemble.





