La réserve, de Russell Banks
Me voici bien ennuyée pour écrire la critique de ce roman que je viens d’achever, et dont j’avais lu un article dithyrambique dans Télérama. Bien ennuyée car je me suis penchée sur la revue de presse des critiques parues lors de sa sortie, et il s’avère qu’elles sont toutes élogieuses. Or le premier mot qui me soit venu à l’esprit en refermant le livre était un simple bof…
Alors pourquoi la magie n’a-t-elle pas opéré sur moi ? Simplement je pense car je n’ai pas cru à ces histoires d’amour croisées qui sont apparemment romantiques sans l’être. L’intrigue se situe dans l’Amérique des années 30, et le héros, Jordan Groves, est un artiste peintre rude et volage, dont la femme Alicia, esseulée et malheureuse, s’est réfugiée dans les bras d’un garde forestier. Jordan, lui, va faire la connaissance de Vanessa Cole, femme jeune et belle en apparence futile, mais qui se tient en fait en équilibre aux portes de la folie. Et elle va entraîner les deux hommes dans sa névrose.
En résumé j’ai trouvé cette histoire trop facile, sans véritable surprise. J’aurais préféré que Banks aille plus loin dans la noirceur. De ce fait je ne me suis pas attachée aux personnages, pas plus qu’au style de l’auteur fait de longues phrases sinueuses. Pourtant Russell Banks connaît un grand succès et son talent est unanimement reconnu. Mais je suis restée hermétique. Peut-être devrais-je essayer de lire un autre roman de lui, mais sincèrement celui-ci ne m’en a pas donné envie.
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