Comment les fourmis m’ont sauvé la vie, de Lucia Nevaï
Belle surprise que ce roman lu dans le cadre de l’opération Masse critique de Babelio. L’histoire de Crane, petite fille qui grandit dans la misère, entre deux mères et un père tous les trois plus fantasques et dépassés les uns que les autres, est très touchante. Née avec une tête déformée parce que sa mère a essayé de se débarrasser d’elle lorsqu’elle était enceinte, cette enfant va grandir entre un frère et une sœur qui vont lui apporter tout l’amour qu’il leur est possible de donner dans ces conditions plus que difficiles. Mais la vie va les séparer, et malgré cette douleur qui ne la quittera pas, Crane va avoir de la chance. La chance d’être recueillie par une famille aimante au sein de laquelle elle va pouvoir se construire. La chance aussi d’aller enfin à l’école, où elle va se révéler très douée, en particulier dans les matières scientifiques. Et une étude sur les fourmis va lui ouvrir les portes d’un avenir prometteur.
J’ai donc aimé ce livre assez singulier, et en particulier son personnage principal de petite fille un peu décalée qui fait le dur apprentissage de la vie. Et qui est tiraillée entre son ancienne vie dont elle avait su tirer quelques enseignements, et la nouvelle qui est tellement plus facile mais où elle continue d’être regardée comme un monstre de foire. Une petite fille qui va devenir une femme pleine de failles et de blessures. De ce type de blessures qui rendent fort et beau.
Merci à Babelio et aux éditions Philippe Rey pour cette découverte.

Commentaires(43)
Nathan Zuckerman est de retour à New York après une longue absence. Une absence obligée suite aux menaces de mort à caractère antisémite reçues à plusieurs reprises après la parution d’un de ses romans. Car Nathan est un auteur reconnu, aujourd’hui septuagénaire, retiré à la campagne et vivant en ermite.
Ils sont beaux, jeunes et talentueux, et semblent promis à un brillant avenir. Russel et Corrine Calloway forment un couple idéal, que leurs amis envient tant leur union semble parfaite. Lui travaille dans une maison d’édition, elle est courtière en bourse et soigne sa mauvaise conscience en donnant de son temps pour distribuer des repas à la soupe populaire. Mais l’ambition et l’envie de gagner toujours plus vont venir doucement ternir ce joli tableau, ce bonheur qui n’était peut-être que de façade.

Keith marche dans les rues de New York, une mallette à la main. Il vient de quitter son bureau situé dans l’une des tours du World Trade Center, qui n’est plus qu’un tas de cendres, de métal et de chair. Keith avance tel un robot, en état de choc, s’accrochant à cette mallette qui ne lui appartient pas. Ses pas le mènent chez sa femme dont il est pourtant séparé, et pour cette dernière le choc est double de voir son mari trouver refuge chez elle après être sorti vivant de cet enfer.
Le héros de ce roman, Sam Pulsifer, a passé dix ans de sa vie en prison pour avoir incendié la maison d’Emily Dickinson. Car cet incendie, purement accidentel selon lui, a malheureusement causé la mort d’un couple de guides présents dans les lieux.
Me voici taguée par
Derrière ce titre alléchant et prometteur se cache l’histoire de deux hommes radicalement différents, qui ne s’apprécient guère et dont les destins sont cependant liés.





